Adélie Métayer

What the wedding, un reportage d’artisan + un podcast, à écouter par ici

Paris, Le 5 septembre 2018.
Adélie

Adélie est le genre de personne qui illumine votre journée lorsque vous la voyez. Elle vous ouvre la porte de son showroom avec son grand sourire et ses joues rosées. C’est ce qui s’est passé ce matin là lorsque nous sommes venues l’interviewer.

Adélie rêverait d’habiller Monica Belluci ou Beyonce. Lorsqu’on lui demande pourquoi, elle répond «ce sont des femmes qui me font rêver, accomplies, plantureuses. Pour moi ce sont des idéaux féminins.» .

« Une jeune femme qui adore la vie, qui s’émerveille de tout et qui croit en ses rêves »
Adélie Métayer
Créatrice

Du haut de ses 30 ans, Adélie a déjà un parcours très riche, aux milles aventures, un peu difficile parfois mais toujours plein de rêves, les siens.

Avant de tomber dans l’univers du mariage, Adélie travaillait dans la mode. Sa vie est totalement bouleversée lorsqu’elle gagne le prestigieux concours Elle Solidarité Mode: «Je venais juste d’arriver à Paris, j’avais 20 ans. J’ai fait une tenue d’écolière pour retourner à l’école. C’était d’un mauvais goût… Le Président du jury, Jean-Charles de Castelbajac m’a alors dit «vous êtes folle et c’est pour ça que vous allez y arriver.» . Adélie a surtout l’envie. Cette force qui la pousse à travailler… beaucoup. Sans relâche. Elle intégrera le fameux Studio Berçot grâce à ce concours.

Son parcours dans la mode lui permet de développer et cultiver son propre univers, d’affirmer une vision de la femme. Celle qu’elle sublime aujourd’hui pour Adélie Métayer, sa marque éponyme.

Son processus créatif est d’abord basé sur une rencontre. Celle de la future mariée. Celle qui sait déjà et dont la robe, choisie dans la collection, partira à l’atelier pour être mise à ses mesures. Puis, il y a celle qui ne sait pas. Celle qui ne trouve nulle part la robe parfaite à ses yeux. Dans ce cas, Adélie la dessine pour elle : «Je matérialise en dessin la liste de ses envies mixée à la vision que j’ai d’elle. Puis, je transforme le dessin en patronage pour structurer et magnifier son corps avec ses petits défauts et ses grandes qualités.» .

Adélie travaille essentiellement la soie et la dentelle. Chacune des matières utilisée est française : «Nous avons un patrimoine d’excellence dans lequel il serait dommage de ne pas investir. J’aime les radzimir de soie, les crêpes lourds, les tulles vaporeux ou encore les Dentelles de Calais.» . Elle aime aussi l’or, l’or véritable précise t-elle. En face de nous, une robe en est brodée, sur une autre il est appliqué à même le tissu, comme délicatement déposé. Beaucoup de ses tissus proviennent des ateliers de Haute-Couture, les plus prestigieux de Paris pour ne pas les nommer. 

Adélie garde ses petits secrets. Ceux qui font le prestige de sa marque. Cette marque qu’elle a fondé il y a deux ans. Deux années durant lesquelles elle a créé depuis son appartement situé au coeur de Belleville. Puis, une rencontre déterminante. Encore. Toujours. Adélie est, depuis peu, installée dans son showroom situé derrière Notre-Dame de Paris. Elle mesure sa chance, celle d’avoir des personnes qui la soutiennent. Mais elle sait aussi que ce rêve, elle le doit aussi à elle-même.

Adélie est inspirée par tout. Elle reste ouverte à la découverte mais ses inspirations se cristallisent principalement dans l’art de la fin du 19ème siècle. Mythe, poésie, adoration de la femme : « C’est une période d’adoration totale de la femme, presque à outrance. C’est l’apparition de la femme fatale. Celle qui va chambouler ta vie dans un sens ou un autre. C’est un hymne à la femme, à la nature, la fécondité. Il y a beaucoup de mythes avec les symbolistes que j’adore. Le symbolisme, c’est charger en symboles une atmosphère, une pièce, une oeuvre, une robe ».

Si vous décidez de vous marier en Adélie Métayer votre robe portera un numéro et non un nom. Un numéro pour laisser une trace dans le temps, pour «me laisser doucement rêver que la démarche de l’artisan pourrait se rapprocher – un petit peu – de celle de l’artiste.» . Pour l’exclusivité aussi; avoir une pièce unique: «Je ne suis pas une artiste. Je suis un artisan.» .

Pour devises, Adélie mentionne «N’abandonne jamais tes rêves» qui résonne beaucoup en elle. Son histoire. Son parcours. Et «La beauté est partout à celui qui ouvre les yeux». Cette dernière représente si bien la personne qu’est Adélie. Tout l’émerveille. Paris, qu’elle connaît depuis 10 ans. Un coucher de soleil. Ou encore des fleurs qu’elle découvre sur le chemin du showroom. Un rien la rend euphorique.

La plus grande émotion professionnelle d’Adélie ? Elle en a plein ! Alors nous avons décidé d’en choisir une seule, celle qui résume si bien le chemin parcouru par cette petite bretonne devenue grande parisienne : «Le jour où mes parents sont entrés dans mon atelier réalisant que ça y est, j’y étais arrivée. Ils étaient super émus.»

Nous aimons parler de notre enfance aussi, Adélie nous parle d’un souvenir

«Une photo qui représente tellement mon enfance ! Toute la fratrie de gauche à droite Florian, Fanny, moi et Anaïs. On mange une glace devant chez nous en Bretagne, et comme c’était un mets rare, c’est un grand souvenir !»

Merci Adélie pour ce moment rempli de rires et de tendresse.

Alison + Sarah
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