Chloé Jaouën

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Paris, Le 21 Novembre 2018.
Chloé

Chloé. Souriante, solaire, stylée. Elle est la créatrice de Mademoiselle de Guise et nous a ouvert les portes de son atelier un matin glacial de novembre.

Notre créatrice du jour rêverait d’habiller Sophie Marceau «je trouve qu’elle représente bien la marque : l’élégance à la française, le chic un peu sexy, très classe».

« Less is more »
Chloé Jaouën
Créatrice Mademoiselle de Guise

Chloé se définit d’abord comme une parisienne de 30 ans, «je suis une nana simple, rigolote apparemment, je suis hyper créative et toujours à 1000 à l’heure».

Après son bac ES, Chloé intègre l’Institut des Arts appliqués. Elle se retrouve en spécialité mode un peu par hasard «la directrice de l’école m’a dit qu’elle me voyait bien en mode, donc je l’ai fait». À la fin de son cursus, elle entre chez Tara Jarmon, «cela m’a apporté le côté polyvalence. C’est une petite structure, on bouge beaucoup, on voit tout: les ateliers, le studio créatif, la direction artistique. On a la chance de pouvoir être assez libre dans notre travail si l’on se montre autonome». Elle se démarque en tant que stagiaire d’abord : «à chaque sortie de collection il fallait ré-aménager le showroom en fonction du thème de la collection. Un jour, j’ai osé proposer une idée et le directeur artistique m’a laissé aménager le showroom comme je le voulais». C’est en parallèle de cette expérience qu’une amie lui demande de réaliser sa robe de mariée. C’était le début de Mademoiselle de Guise.

À ses débuts, Mademoiselle de Guise proposait du sur-mesure. Au fur et à mesure la marque s’est dirigée vers le demi-mesure : «ça s’est fait hyper naturellement. C’était important que je propose une collection pour pouvoir montrer mon style». Elle impose tout de suite son savoir-faire avec des créations très fortes. C’était en 2013. Depuis, beaucoup de mariées ont été des Mademoiselle de Guise d’un jour. Pour le devenir, tout commence par un premier rendez-vous : «on discute, elle me dit où son mariage a lieu, le style d’ambiance qu’elle imagine… Je vais essayer de cerner sa personnalité et je vais lui demander de choisir 5 modèles qu’elle aimerait essayer». Lors de ces premiers essayages, Chloé conseille sur la morphologie, le style… «Souvent en fait elles se trompent parce que déjà on n’a pas l’habitude de s’habiller en robe longue. Ça change totalement de look, si dans la vie de tous les jours on porte des cols fermés, dans la robe de mariée il faut dégager et ainsi de suite». Elle prend le temps jusqu’à ce que le coup de coeur soit là: «ensuite,  je prends ses mesures et les modélistes refont le modèle aux mesures de la future mariée. Il y a deux essayages techniques puis la livraison».

Mademoiselle de Guise a une matière favorite que l’on retrouve dans chaque modèle : «la matière de prédilection de la marque est le crêpe. C’est un crêpe un peu lourd, ivoire que je travaille sur toutes mes robes.» . Ensuite, elle y ajoute des dentelles françaises, de Calais-Caudry en l’occurrence, pour donner un aspect graphique. Puis, de la mousseline, des tulles, «des matières un peu texturées qui viennent changer».

Son inspiration. «Tout m’inspire, je suis assez curieuse donc j’observe beaucoup». Elle s’inspire aussi de peinture et d’architecture tout en gardant une touche rétro.

«Less is more» est sa devise depuis 5 ans : «mes robes sont simples, chics, il n’y a pas besoin d’en rajouter.». L’élégance à la parisienne.

Sa plus grande émotion professionnelle : «j’ai fait deux robes pour deux de mes très bonnes amies donc je pense qu’il y avait ce petit truc en plus… La pression et l’émotion».

Nous aimons parler de notre enfance aussi, Chloé nous parle d’un souvenir dont son papa lui a parlé récemment.

« J’ai appelé mes parents hier et ils m’ont dit qu’ils avaient deux souvenirs de moi. Le premier était que je passais mon temps à dessiner des princesses, des looks entiers. J’avais déjà une obsession du look en mettant les petits sacs, les chaussures et tout ça. Le second était pendant l’un de mes spectacles de danse classique. Il y a une petite fille qui a perdu son chapeau en pleine représentation, je serai apparemment sortie du rang pour aller le ramasser et lui donner. Le théâtre aurait apparemment bien rit.».

Merci Chloé  pour ce moment exaltant et plein de passion.

Alison + Sarah
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